SUR LES REQUINS
Origines
Les requins sont apparus au dévonien, il y a environ 420 millions d'années. Au crétacé, il y a 100 millions d'années, certains ont adoptés leurs formes modernes. Il y a environ 530 espèces de requins regroupées en 35 familles. On ne distingue que difficilement leur évolution car ils étaient déjà parfaitement adaptés aux milieux marins.
Liste des espèces : https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_esp%C3%A8ces_de_requin
Le megalodon (carcharodon megalodon), par exemple, super prédateur apparu au Miocène (5 millions d’années), pouvait mesurer jusqu’à 20 mètres de longueur afin de s’attaquer aux plus gros cétacés de cette période. Ce requin s'est éteint, vraisemblablement, il y a 1,6 millions d’années. Certains témoignages semblent affirmer qu’il existerait encore de nos jours même si aucune preuve tangible n’est connue.

Taxinomie
Appelés communément requins, squales ou sélachimorphes du latin Selachimorpha ou Selachii. C’est un des sous-ordres des Euselachii (Elasmobranches ou Plagiostomes), ce dernier regroupe également les raies ou Rajomorphii.
Etymologie
Le terme « squale », apparu en 1754, dérive du latin « squalus », qui peut se traduire par « l'écailleux, le rugueux », et fait référence à leur peau rugueuse faite d’écailles cartilagineuses présentes sous leur peau (d'où le rapprochement étymologique avec le terme « squame » qui désignait originellement l'écaille de poisson). L’étymologie peut aussi dériver d’une confusion morphologique entre les squales et les cétacés car le proto-indo-européen « (s)kʷálos » aurait donné en latin « squalus » et en germanique « whale » et « wale ».
Le terme « shark » (du verbe ancien « cercer » : « parcourir en tous sens, fouiller » ou « rôder en quête d'une proie » et décliné lui-même en vieux français « cherquier » puis « chercher » et « search » en anglais).
L’étymologie la plus probable serait que le terme « requin » serait un renforcement du dialectal normand et picard « quin » (ou la variante « quien », « chien » au sens de « chien de mer », allusion à leurs mâchoires).
La graphie « requin » est attestée en 1539. Différentes formes s’ensuivent : « requien » (XVIe siècle), « rechien » (XVIIe siècle), « requiem » (fin XVIIe siècle), puis retour à la forme « requin » (XVIIIe siècle).
Culture
En Occident, la peur du requin débute au 20e siècle avec l’avènement de films à grand succès relatant partiellement la vérité sur des accidents survenus au début du même siècle aux Etats-Unis sur la côte est. Contrairement à la culture occidentale, les cultures insulaires tropicales considèrent les requins comme des divinités. Les populations autochtones développent des connaissances basées sur des faits grâce à leurs liens étroits avec le milieu marin. Considérés donc comme des divinités, les requins, s’ils sont respectés, sauvent les marins et les ramènent sur la terre ferme. Ils reçoivent des offrandes et ont leurs propres effigies sur des totems ou des sculptures.

Habitat
Ils sont présents sur toute la surface marine du globe, exception faite de l'Antarctique. Quelques espèces, comme le requin bouledogue (Carcharhinus leucas) ou l’Hybodus (aujourd’hui disparu), sont capables de vivre/de remonter en eau douce ou peu salée comme dans le Zambèze et le lac Victoria, en Afrique, dans le Gange en Inde ou l’Hudson aux USA. Certaines espèces sont pélagiques (pleine mer), d'autres côtières. Ils sont présents de la surface jusqu'à 2 500 m de profondeur.
Comportement
Contrairement aux croyances qui font du requin un rogue solitaire et assoiffé de chair fraîche qu’importe sa nature, seules quelques espèces vivent seules. Extrêmement sociaux et établissant des hiérarchies entre les espèces, les tailles et leurs capacités pour la majorité d’entre eux, ils sont naturellement sédentaires et mènent une vie benthique (en bancs puisqu’ils sont des poissons). Toutes les espèces migrent (sur plusieurs milliers de km) et se rencontrent pour la reproduction ou la chasse à grande échelle. Les schémas de migration de requin sont davantage complexes que ceux des oiseaux.

Anatomie
Leurs silhouettes hydrodynamiques et leurs nageoires pectorales, dorsales et caudales (propulseur, gouvernail et stabilisateur naturels) permettent à ces animaux d’avoir des pointes de vitesse allant de 4 à 50 km (pour le requin mako Isurus oxyrinchus). Le squelette n’est fait que de cartilage (dont la fossilisation est inexistante) et de cinq à sept fentes branchiales latérales selon les espèces.
Sa peau est rugueuse et composée d’écailles crénelées qui le protègent contre les parasites et améliorent sa pénétration dans l'eau.
Une minorité de requins sont obligés de nager en permanence afin de maintenir un courant d'eau apportant suffisamment d'oxygène à leurs branchies. Certains requins côtiers (requin nourrice Ginglymostomatidae), se reposent sur le fond en se mettant face au courant pour capter le minimum d’oxygène qui leur est nécessaire d’avoir au repos.
Les mâchoires du requin sont mobiles, indépendantes, et garnies de plusieurs centaines de dents. Seules les dents au bord de la gueule sont fonctionnelles, les autres remplaceront celles qui tombent automatiquement. L’animal ne sera jamais édenté car il possède cette réserve quasi inépuisable se composant de plusieurs centaines de dents. Par exemple, on reconnaît les requineaux au fait qu’ils ont encore toutes leurs dents juvéniles.
Leurs formes dépendent de l’alimentation à laquelle elles sont soumises : aplaties, triangulaires ou effilées.
L’odorat est extrêmement développé. Il est géré par les 2/3 du cerveau. Il détecte (sur plusieurs dizaines de mètres) des concentrations très faibles de sang et d’autres empreintes ADN (comme la peau, la viande ou les excréments). Il ressent également les composés chimiques qui aident à l’orientation (phéromones, salinités diverses permettant diverses migrations en vue de la ponte ou de la chasse).
Le requin perçoit des sons sur deux km de distance et capte par un organe spécial longeant tout son corps, la ligne latérale, les mouvements de l’eau proches de lui.

Si sa vue est généralement médiocre, elle varie toutefois selon les espèces et les conditions de l'eau. Le requin peut basculer entre une vision monoculaire et une vision stéréoscopique à tout moment. Par exemple, le requin blanc (Carcharodon carcharias) possède une vue très basse, il se fiera donc à une ombre particulière et emploiera une technique de chasse à l’aveuglette espérant faire mouche.
Le requin possède des organes sensitifs spécifiques à sa race : Les ampoules de Lorenzini. Elles détectent des champs électromagnétiques et les changements de direction de leurs proies par empreintes de chaleur corporelle.
Reproduction
Les requins se reproduisent rarement et avec difficulté. Ils ne sont matures sexuellement plusieurs décennies après leur naissance. De ce fait, le nombre d'individus par portée est très faible (d'un individu à quelques centaines selon les espèces) et la durée de la gestation est particulièrement longue (de 7 mois à 2 ans). Le développement des embryons varie selon l'espèce considérée ; il peut être : ovipare, vivipare et ovovivipare. Dans les trois cas, les requinaux sont indépendants dès la naissance.

Alimentation
Chaque espèce à sa nourriture de prédilection. Voici donc une liste générale de leurs proies : plancton, mammifères (otaries, phoques…), tortues, oiseaux marins, poissons, baleines, dauphins, requins.
Quoi qu’en disent le cinéma, les fictions littéraires et une majorité de non-initiés, l’être humain ne fait pas partie de son régime alimentaire. Avec une dizaine d’attaques (ou plutôt d’accidents mortels) par an, le requin est en bas de la liste des menaces mortelles pour notre espèce. Dans la majorité des cas, le requin nous « goûte » (puisqu’il n’a pas de membres pour nous toucher) et repart. Nous ne représentons pas une source suffisante de graisse et nous sommes trop « fades » pour lui. Il peut être également attiré par des plaies ouvertes, par des odeurs ou des animaux comestibles (plongée de pêche, shark feeding mal organisé).
Aux lecteurs : A suivre, un article sur l’extinction des requins
Sources
Requinsnausicaa.wordpress.com
Wikipedia.org
Pourlascience.fr










Commentaires